jeudi 4 décembre 2014

Les cours du pétrole s'effondrent


Malgré une offre surabondante, les pays exportateurs de pétrole réunis au sein de l'Opep ont refusé de baisser leur plafond de production. Résultat : les cours de l'or noir ont plongé entraînant certaines devises et laissant craindre le risque d'une répercussion en Europe.
C'est un statu quo qui bouleverse les marchés. La décision de l'Opep de maintenir jeudi son objectif de production, malgré une offre surabondante, a entraîné une tempête : les cours de l'or noir ont plongé et tiré vers le fond les actions des compagnies pétrolières et les devises des pays producteurs. Le baril de Brent de la mer du Nord échangé à Londres a chuté jusqu'à 71,25 dollars, son plus bas depuis le 7 juillet 2010, perdant 6,5 dollars depuis la clôture de la veille. De son côté, le baril de "light sweet crude" (WTI) coté à New York est passé sous la barre symbolique des 70 dollars dans les échanges électroniques, atteignant même 67,75 dollars, un minimum depuis le 25 mai 2010.
Ces plongeons ont été précipités par la décision des ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de maintenir à 30 millions de barils par jour (mbj) leur niveau de production pour les six prochains mois. Les membres du cartel s'étaient montrés divisés dans les semaines précédant la réunion, certains souhaitant ardemment une réduction du plafond de production de l'Opep pour freiner la chute des cours du brut tandis que d'autres, dont l'Arabie saoudite, préféraient laisser faire le marché.

La déflation inquiète la zone euro

La chute des cours a immédiatement provoqué celle des devises des pays producteurs fortement dépendants du pétrole. En Russie, l'un des deux premiers producteurs mondiaux, qui tire la moitié de ses rentrées budgétaires de l'or noir, le rouble a battu un record absolu de faiblesse face à l'euro et au dollar. D'autres monnaies de pays producteurs ont atteint des niveaux de faiblesse inconnus depuis longtemps face au dollar : la couronne norvégienne depuis mi-mars 2009, le dinar algérien depuis fin janvier 2011 et le peso mexicain depuis fin juin 2012.
"Sans diminution (de ce plafond), les prix du Brent pourraient atteindre les 60 dollars avant Noël", estimait Torbjorn Kjus, analyste de DNB. "Maintenant, l'hypothèse est que la baisse des prix du pétrole va forcer quelques producteurs à mettre la clé sous la porte ou à réduire leur offre, notamment aux États-Unis où les coûts d'extraction sont plus élevés," notait Jasper Lawler, analyste chez CMC. Les grandes compagnies pétrolières européennes ont d'ailleurs nettement reculé en Bourse : Total a perdu 4,05% à 45,9 euros à Paris, Royal Dutch Shell (action "B") 4,27% à 2.265,5 pence et BP 2,67% à 426,2 pence à Londres, Statoil 4,35% à 143 couronnes à Oslo.
La rechute des prix de l'énergie pourrait en outre accentuer les pressions désinflationnistes pesant sur l'économie mondiale, particulièrement en zone euro. "Désormais, la balle est dans le camp des États-Unis pour rééquilibrer le marché l'année prochaine, en diminuant leur production," expliquait Torbjorn Kjus de DNB. "Il n'y aura pas de réunion extraordinaire de l'Opep au printemps et le prochain rassemblement du cartel n'aura pas lieu avant juin. C'est un signal fort que le marché du pétrole sera laissé à lui-même", constatait Mr. Kjus.

mercredi 3 décembre 2014

La baisse du prix du baril de pétrole n'affecte pas la croissance économique du Congo Brazzaville

Annonce faite par le Ministre congolais des finances, de l'économie et du budget à l'issu de la réunion du comité monétaire et financier national du mercredi 26 novembre 2014.

lundi 1 décembre 2014

Russie, Venezuela et Algérie sont frappés de plein fouet par la chute des prix du pétrole


|  Par Dan Israel et Thomas Cantaloube et Pierre Puchot in MEDIAPART
Lors de la réunion de l'OPEP, l'Arabie Saoudite a décidé de continuer à laisser chuter le prix de l'or noir, qui a déjà décroché de 35 % en six mois. La Russie, le Venezuela et l'Algérie vont au-devant de graves problèmes économiques. Tout comme des compagnies ayant beaucoup misé sur le pétrole de schiste.
La guerre des prix du pétrole est officiellement déclarée. Jeudi 27 novembre, lors de leur réunion bisannuelle à Vienne, les douze pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont décidé de ne pas réduire le nombre de barils de pétrole qu’ils s’autorisent à produire. Le plafond de 30 millions de barils par jour, fixé en décembre 2011, a été maintenu. Officiellement, le but du cartel des pays producteurs (qui produisent un tiers du pétrole mondial) est de « restaurer l’équilibre du marché ». « Nous cherchons un prix juste », a affirmé le secrétaire général de l’organisation, Abdalla El-Badri.
Pour le Congo BZV, le gouvernement a revu le budget à la baisse provocant un gèle de certains projets en cours.

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