mardi 31 janvier 2012

Tourisme : l’Afrique subsaharienne enregistre une croissance de 7% en 2011


Tourisme : l’Afrique subsaharienne enregistre une croissance de 7% en 2011
(Agence Ecofin) - Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), l’industrie touristique enregistrera une croissance de 4% à un milliard de touristes en 2012 contre 980 millions en 2011.

L’Afrique subsaharienne s’est distinguée par une hausse de 7% de la fréquentation des visiteurs internationaux.
L’Europe, première destination, s’octroie la moitié du marché mondial avec 503 millions de touristes en 2011, en croissance de 6%.

L’Afrique dans son esnsemble, avec 50 millions de touristes a connu une croissance nulle en 2011, en dépit de la bonne performance de l’Afrique subsaharienne. « La hausse de deux millions de touristes dans les destinations de l'Afrique subsaharienne (+ 7 %) a été neutralisée par les pertes en Afrique du Nord (- 12 %) » selon Taleb Rifai, secrétaire générale de l’OMT.

Le tourisme représente 5% du PIB mondial.

Gunvor sur tous les fronts


   Très implanté en Europe de l'Est, le trader russo-helvétique Gunvor se développe tous azimuts en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire et au Gabon.
Fondé et dirigé par le Russe Gennady Timchenko, Gunvor met actuellement tout en œuvre pour rester le principal acheteur des produits pétroliers raffinés par la Société gabonaise de raffinage (Sogara). Le groupe enlève depuis un an la moitié de la production annuelle de la raffinerie, soit 200 000 tonnes de fuel lourd (l'autre acheteur est Total). Obtenu de gré à gré l'an dernier, ce contrat fait cette année l'objet d'un appel d'offres auquel participent toutes les sociétés du secteur. Or, au terme du premier round, Gunvor s'est retrouvé derrière plusieurs concurrents qui avaient proposé de meilleurs prix d'achat. Le groupe, représenté au Gabon par Lorenzo Almeida, fils du vétéran d'Addax, Pedro de Almeida, a donc fait intervenir plusieurs hommes d'affaires locaux pour plaider sa cause auprès du pouvoir. Parmi ces lobbyistes improvisés, Jean-Baptiste Tomi, dit "Bati", fils de Michel Tomi et proche du président Ali Bongo. Le vainqueur de l'appel d'offres sera désigné à la fin du mois. Le contrat n'est pas particulièrement lucratif, mais il offre la possibilité à celui qui le remporte de charger, sur les bateaux affrétés pour enlever les produits pétroliers gabonais, de l'essence et du fuel raffinés au Congo et au Gabon.

En difficulté au Gabon, Gunvor est en revanche bien établi en Côte d'Ivoire. Africa Energy Intelligence avait révélé comment le trader avait enlevé 1,6 million de barils de brut, alors que les combats faisaient toujours rage à Abidjan, en avril, permettant à l'administration d'Alassane Ouattara de démarrer son mandat avec une première rentrée d'argent. A la fin de l'année dernière, le trader a encore resserré ses liens avec l'administration Ouattara. Selon nos informations à Abidjan, Gunvor tente de monter depuis l'année dernière un préfinancement de 200 millions $ sur huit ans avec l'administration ivoirienne. Aucun accord définitif sur ce projet n'a encore été signé.

Les fonds souverains (SWF) ont émergé comme la source de financement de la prochaine décennie Le manque de confiance dans les marchés financiers a conduit les investisseurs à s’éloigner des fonds privés. Comme les bilans se détériorent, les entreprises ont besoin de davantage de capitaux que les investisseurs ne sont pas disposés à fournir. Dans ce cadre, les fonds souverains (SWF) se présentent comme la source de financement de la prochaine décennie. Les fonds souverains gèrent plus de 3000 milliards de $. Pour mettre ce chiffre en perspective, les hedge funds et les fonds privées sur le marché actions combinés représentent moins de 2000 milliards de $. Certaines estimations suggèrent que les fonds souverains géreront plus de 10000 milliards de $ en 2015. Les fonds souverains ont fait les gros titres à travers le monde pour leur impact mondial potentiel et les stratégies d’investissement. Ils sont devenus très importants pendant la crise financière, car ils ont fait d’énormes investissements (des dizaines de milliards de dollars) dans des institutions financières comme UBS, Merrill Lynch, et aussi dans certaines autres sociétés moins médiatiques comme Madame Tussaud ou Casinos MGM. Cependant, ce débat ignore une dimension essentielle de l’impact des fonds souverains à savoir leurs objectifs de développement local. Les fonds souverains investissent dans pratiquement tous les pays développés et quelques économies de marchés émergents. Comme tous les acteurs du marché, ils sont sans aucun doute une force motrice, possédant un cinquième des entreprises du monde entier, sans jamais avoir une participation majoritaire. Mais contrairement à d’autres fonds, l’idée sous-jacente de l’ensemble des fonds souverains est de laisser un héritage pour les générations futures. Ce concept d’héritage est évidemment lié à l’horizon long terme de leurs investissements. Par opposition aux fonds communs de placement, les hedge funds ou d’autres types de fonds, ils n’ont pas l’objectif court terme de « Combien d’argent vais-je faire de cette année ou l’année prochaine? » ou « Vais-je battre l’indice ou pas? » L’impact d’évaluation des fonds souverains est de taille. Les analyses économiques montrent que, dans l’année où un fond souverain investit dans une société, la valeur de l’entreprise augmente de 15%. En termes simples, cette constatation suggère que bénéficier générale des actionnaires – beaucoup – des fonds souverains investissent dans leur entreprise. Par ailleurs, l’impact des fonds souverains va au-delà de l’investisseur type institutionnel: le marché prend en moyenne une prime beaucoup plus élevée pour les entreprises où les fonds souverains ont un intérêt que dans les organisations qui sont détenues par des investisseurs institutionnels en général. Toutes choses étant égales, le marché préfère les fonds souverains à tout autre investisseur institutionnel. Ce n’est pas seulement un phénomène de marché. Une étude a également étudié les performances réelles des entreprises, les marges de profit, le rendement des actifs ce qui a clairement montré que les entreprises dans lesquelles les fonds souverains investissent ont de meilleurs résultats que d’autres sociétés. Pour les entreprises, il ya essentiellement trois sources de la valeur ajoutée dans l’investissement des fonds souverains. C’est d’abord le coût du capital. Les entreprises qui ont des fonds souverains en tant qu’investisseurs ont un moindre coût du capital que les autres entreprises. C’est la théorie de l’investissement traditionnel; lorsque vous avez un faible coût du capital, vous serez en mesure de prendre plus de projets d’investissement, de saisir des opportunités de croissance supplémentaires, ce qui est apprécié par les marchés. Le second avantage est le marché des produits manufacturiers. Une entreprise qui a un fond souverain en tant qu’investisseur aura également un accès privilégié à ce marché dans le pays ou la région de localisation du fond. Le troisième est lié à la gouvernance d’entreprise. Les fonds souverains peuvent repousser des OPA hostiles car contrairement à la plupart des autres fonds et des investisseurs, les fonds souverains investissent pour le long terme, avec toujours à l’esprit leur héritage et objectif de développement. Cette vision à long terme signifie qu’ils sont prêts à bloquer toute tentative de réduction de la valeur d’acquisition des entreprises dans lesquelles ils investissent

Les fonds souverains (SWF) ont émergé comme la source de financement de la prochaine décennie  Le manque de confiance dans les marchés financiers a conduit les investisseurs  à s’éloigner des  fonds privés. Comme les bilans se détériorent, les entreprises ont besoin de davantage de capitaux que les investisseurs ne sont pas disposés à fournir. Dans ce cadre, les fonds souverains (SWF) se présentent comme la source de financement de la prochaine décennie.

Les fonds souverains gèrent plus de 3000 milliards de $. Pour mettre ce chiffre en perspective, les hedge funds et les fonds privées sur le marché actions combinés représentent moins de 2000 milliards de $. Certaines estimations suggèrent que les fonds souverains géreront plus de 10000 milliards de $ en 2015.
Les fonds souverains ont fait les gros titres à travers le monde pour leur impact mondial potentiel et les stratégies d’investissement. Ils sont devenus très importants pendant la crise financière, car ils ont fait d’énormes investissements (des dizaines de milliards de dollars) dans des institutions financières comme UBS, Merrill Lynch, et aussi dans certaines autres sociétés moins médiatiques comme Madame Tussaud ou Casinos MGM.

Cependant, ce débat ignore une dimension essentielle de l’impact des fonds souverains à savoir leurs objectifs de développement local.

Les fonds souverains investissent dans pratiquement tous les pays développés et quelques économies de marchés émergents. Comme  tous les acteurs du marché, ils sont sans aucun doute une force motrice, possédant un cinquième des entreprises du monde entier, sans jamais avoir une participation majoritaire.
Mais contrairement à d’autres fonds, l’idée sous-jacente de l’ensemble des fonds souverains est de laisser un héritage pour les générations futures.

Ce concept d’héritage est évidemment lié à l’horizon long terme de leurs investissements. Par opposition aux fonds communs de placement, les hedge funds ou d’autres types de fonds, ils n’ont pas l’objectif court terme de « Combien d’argent vais-je faire de cette année ou l’année prochaine? » ou « Vais-je battre l’indice ou pas? »

L’impact d’évaluation des fonds souverains est de taille. Les analyses économiques montrent que, dans l’année où un fond souverain investit dans une société, la valeur de l’entreprise augmente de 15%. En termes simples, cette constatation suggère que bénéficier générale des actionnaires – beaucoup – des fonds souverains investissent dans leur entreprise.

Par ailleurs, l’impact des fonds souverains va au-delà de l’investisseur type institutionnel: le marché prend en moyenne une prime beaucoup plus élevée pour les entreprises où les fonds souverains ont un intérêt que dans les organisations qui sont détenues par des investisseurs institutionnels en général. Toutes choses étant égales, le marché préfère les fonds souverains à tout autre investisseur institutionnel.

Ce n’est pas seulement un phénomène de marché. Une étude a également étudié les performances réelles des entreprises, les marges de profit, le rendement des actifs ce qui a clairement montré que les entreprises dans lesquelles les fonds souverains investissent ont de meilleurs résultats que d’autres sociétés.
Pour les entreprises,  il ya essentiellement trois sources de la valeur ajoutée dans l’investissement des fonds souverains.

C’est d’abord le coût du capital. Les entreprises qui ont des fonds souverains en tant qu’investisseurs ont un moindre coût du capital que les autres entreprises. C’est la théorie de l’investissement traditionnel; lorsque vous avez un faible coût du capital, vous serez en mesure de prendre plus de projets d’investissement, de saisir des opportunités de croissance supplémentaires, ce qui est apprécié par les marchés.

Le second  avantage est le marché des produits manufacturiers. Une entreprise qui a un fond souverain en tant qu’investisseur aura également un accès privilégié à ce marché dans le pays ou la région de localisation du fond.

Le troisième est lié à la gouvernance d’entreprise. Les fonds souverains peuvent repousser des OPA hostiles car contrairement à la plupart des autres fonds et des investisseurs, les fonds souverains investissent pour le long terme, avec  toujours à l’esprit leur héritage et objectif de développement.
Cette vision à long terme signifie qu’ils sont prêts à bloquer toute tentative de réduction de la valeur d’acquisition des entreprises dans lesquelles ils investissent

Le monde subit un choc pétrolier « rampant »


Posted: 30 Jan 2012 11:09 PM PST


Le monde subit un nouveau choc pétrolier « rampant », les prix du brut ayant atteint des records annuels en 2011 et allant se maintenir à des niveaux très élevés en 2012, selon le bilan annuel de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles.

« Le monde a été confronté en 2011 à un véritable choc pétrolier rampant, et en 2012 le marché devrait rester tendu », a estimé mardi au cours d’une conférence de presse Olivier Appert, président de l’IFP Energies Nouvelles.

Il a souligné qu’à 111 dollars le baril en moyenne l’an dernier, le prix du Brent était supérieur de 30 dollars à la moyenne annuelle de 2008, lorsque le brut avait culminé en cours d’année à plus de 147 dollars. De plus, il a dépassé en monnaie constante le record annuel historique atteint en 1980, lors du deuxième choc pétrolier, qui était de 98 dollars le baril.

Cette envolée est liée selon M. Appert à un double effet : les pressions sur la demande se sont poursuivies malgré les difficultés économiques, et se sont conjuguées aux effets des tensions géopolitiques liées au printemps arabe.

Pour 2012, l’ex-IFP, organisme public de recherche sur l’énergie, voit deux tendances contradictoires à l’œuvre, qui risquent de se contrebalancer et de maintenir du coup les cours à des niveaux très élevés.
D’un côté, l’affaiblissement de la croissance dans l’OCDE devrait peser en faveur de corrections baissières, mais de l’autre, les incertitudes géopolitiques (et notamment l’embargo européen sur le pétrole iranien) vont tirer les cours à la hausse.

L’IFP Energies Nouvelles table donc dans son scénario central sur un prix du baril qui devrait osciller entre 100 et 120 dollars.

Il a par ailleurs établi deux scénarios alternatifs : l’un verrait le brut grimper à plus de 120 dollars en cas de fortes tensions au Moyen-Orient, et l’autre le verrait au contraire redescendre entre 80 et 100 dollars, si la croissance mondiale était fortement affectée par la crise qui secoue les pays occidentaux.

Concernant l’embargo européen sur l’Iran, M. Appert estime que ses effets sur le marché pétrolier seront en partie compensés par une augmentation de la production d’autres pays, notamment l’Arabie Saoudite. Mais cela réduira fortement les capacités de production non utilisées, ce qui risque d’avoir des « effets psychologiques » sur le marché.

Quant à la menace agitée par Téhéran d’un blocage du détroit d’Ormuz, par où transite une large part des exportations mondiales de pétrole, il a rappelé un précédent intervenu lors de la guerre Iran-Irak à la fin des années 1980.

Les pays occidentaux avaient dû protéger militairement des navires pétroliers circulant dans la zone. Cela n’avait eu pratiquement pas d’impact sur les cours, « mais le marché n’était pas tendu » à cette époque, a-t-il rappelé.

Concernant le marché gazier, l’institut a souligné que 2011 avait confirmé la déconnexion entre les principaux marchés.

Les prix des contrats d’approvisionnement à long terme en Europe ont grimpé de 37%, dans le sillage des prix du pétrole, et les cours ont été soutenus en Asie par la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a forcé brutalement le Japon à augmenter ses importations de gaz naturel pour compenser l’arrêt de la plupart de ses réacteurs.

A l’inverse, les prix ont poursuivi leur dégringolade aux Etats-Unis, à cause du développement spectaculaire de l’exploitation des gaz de schiste, le pays étant même désormais en passe de devenir exportateur net de gaz naturel.

Responsabilité bancaire : distinction entre l'emprunteur profane et l'averti


On le sait, la jurisprudence ne se montre guère favorable aux emprunteurs qui viennent se plaindre auprès du juge de ce que la banque…leur a prêté de l’argent.

Pour autant, dans son rôle de dispensateur de crédit, le banquier ne peut pas faire n’importe quoi, et risque d’engager sa responsabilité s’il octroie des crédits totalement disproportionnés aux facultés financières des emprunteurs. On considère dans une telle hypothèse que la banque manque à son obligation d’information et de loyauté vis à vis de son client.
Voilà pour la théorie.
En pratique les cas de responsabilité bancaire étaient dernièrement extrêmement rares. En effet, la Chambre Commerciale de la Cour de cassation exigeait pour se faire (et exige toujours) que soit rapportée la preuve de ce que la banque, au moment de l’octroi du crédit, disposait, sur la situation financière de l’emprunteur, d’informations que celui ignorait lui-même !
C’est cette jurisprudence qui vient d’être très sensiblement nuancée cette fois par la Première Chambre Civile de la Cour de Cassation, dans des arrêts récents du 12 juillet 2005.
Pour la Première Chambre il faut distinguer.
Si l’emprunteur est averti, la faute de la banque ne peut être établie que si elle possédait, sur ses facultés contributives, des informations que lui-même aurait ignoré. (Civ. 1ère n°03.10770) C’est la même solution que celle retenue par la Chambre Commerciale.
En revanche, s’il s’agit d’un emprunteur profane, la seule preuve de la disproportion du prêt à ses capacités financières suffit à engager la responsabilité de la banque. (Civ.1ère n°03-10921).
La Première Chambre tient ainsi compte de la qualité de l’emprunteur pour apprécier les conditions de mise en œuvre de la responsabilité de la banque. Cette dernière engagera plus facilement sa responsabilité vis-à-vis du profane que de l’averti, ce qui semble logique.
Reste à savoir ce qu’est réellement un emprunteur averti et un emprunteur profane, ces deux notions étant inconnues du droit du crédit.
A la lecture des deux arrêts du 12 juillet 2005, il semble qu’il faille tenir compte de la catégorie socioprofessionnelle de l’emprunteur ainsi que de l’habitude qu’il a ou non de souscrire le même type de crédit.
En réalité, et comme bien souvent, tout sera certainement affaire d’appréciation au cas par cas par les juges du fond.

(Publié le 19/10/05 par Pierre FERNANDEZ, Avocat à la Cour) 

Une période d'essai d'un an n'est pas raisonnable



Aux termes de l’article L.1221-20 du Code du travail la période d’essai « permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent. »

Les règles applicables à la période d’essai découlent directement de sa définition. (sur l’application de cet axiome aux cas de rupture abusive en période d’essai : article)

Ainsi, puisqu’elle a pour objet de permettre aux deux parties, employeur et salarié, d’apprécier si chacune trouve son compte dans l’exécution du contrat de travail, la période d’essai doit, par essence, être limitée dans le temps.

En effet, de nombreux mois ne sont objectivement pas nécessaires pour voir si un salarié est à même d’occuper correctement son emploi. Corrélativement, le salarié peut assez rapidement juger si le poste lui convient ou pas.

C’est la raison pour laquelle la loi prévoit les durées maximales suivantes pour la période d’essai :

-    2 mois pour les ouvriers et les employés ;
-    3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens ;
-    4 mois pour les cadres.

Ces durées sont impératives. Seuls les accords collectifs conclus avant le 26 juin 2008 peuvent encore y déroger en prévoyant des durées plus longues.

De la même façon, la période d’essai ne peut être renouvelée qu’une seule fois et à la triple condition :

-  qu’un tel renouvellement soit autorisé par la Convention collective applicable ;
-   que le contrat le prévoie expressément ;
-   que l’employeur informe le salarié de sa volonté de renouveler sa période d’essai avant l’expiration de la durée initiale, et que le salarié donne son accord exprès et non équivoque au renouvellement.

Même lorsque l’ensemble de ces conditions sont réunies, le renouvellement de la période d’essai ne peut, en tout état de cause, pas porter la durée totale de la période d’essai à :

-    plus de 4 mois pour les ouvriers et les employés ;
-    plus de 6 mois pour les agentes de maîtrise et les techniciens ;
-    plus de 8 mois pour les cadres.

Là encore, ces durées maximales sont impératives, et seuls des accords collectifs conclus avant le 26 juin 2008, peuvent selon là loi y déroger.

Un arrêt de la Cour de Cassation du 11 janvier 2012 (10-17945), encadre encore davantage cette exception légale.

Dans cette affaire, un Directeur de supermarché avait été embauché avec une période d’essai de 6 mois renouvelable une fois, la clause du contrat reproduisant sur ce point les dispositions de la Convention collective du commerce de gros à prédominance alimentaire.

La période initiale de 6 mois ayant été renouvelée, l’employeur avait mis fin au contrat au bout de 11 mois et demi.

Saisie de la contestation de cette rupture par le salarié, la Cour d’Appel de MONTPELLIER avait rejeté ses demandes en retenant que :

-  l’employeur n’avait fait qu’appliquer les dispositions de la Convention collective applicable et conclue avant le 26 juin 2008 ;
- eu égard à la nature du poste du salarié et à sa qualification professionnelle, la durée de la période d’essai de 6 mois renouvelable n’apparaissait pas excessive.

C’est précisément sur ce dernier point que cette décision est cassée : « qu'en statuant ainsi alors qu'est déraisonnable, au regard de la finalité de la période d'essai et de l'exclusion des règles du licenciement durant cette période, une période d'essai dont la durée, renouvellement inclus, atteint un an, la cour d'appel a violé la convention internationale susvisée. »

La Haute Cour fait ici référence à la Convention internationale n° 158 sur le licenciement adoptée à Genève le 22 juin 1982 et qui protège les salariés, sauf pendant leur période d’essai à condition que la durée de celle-ci « soit fixée d’avance et qu’elle soit raisonnable ».

En application de ce texte supranational, les accords de branche conclus avant le 26 juin 2008 qui prévoient des durées de période d’essai plus longues que les maxima légaux, ne peuvent s’appliquer qu’à condition de ne pas déboucher sur des durées de période d’essai déraisonnables.

L’appréciation du caractère raisonnable ou non de la période d’essai relèvera de l’appréciation des Tribunaux, et dépendra certainement de la nature de l’emploi concerné.

En tout état de cause, au vu de l’arrêt de la Cour de cassation, il apparait évident que, quelque soit la catégorie professionnelle du salarié, les accords collectifs qui font encore référence à une durée de période d’essai de six mois renouvelable ne doivent plus être appliqués par les employeurs.

(Publié le 27 janvier 2012 par Me Pierre FERNANDEZ, Avocat à Paris) 

lundi 30 janvier 2012

Pour 2012, le Ministère de l’équipement et des travaux publics met l’accent sur la municipalisation accélérée du Pool



A l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’échange de voeux, qui a eu lieu, mardi 10 janvier 2012, à la direction générale du B.c.b.t.p (Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics), le ministre de l’équipement et des travaux publics, Emile Ouosso, a dégagé les priorités de l’action de son département en 2012. A cette occasion, il a indiqué qu’au cours de l’année qui a commencé, l’effort sera mis dans la poursuite du désenclavement de l’arrière-pays, suivant les instructions du président de la République.


Dressant le bilan du Ministère, Norbert Sili-Sili, directeur de cabinet, a, au nom du collectif des travailleurs, affirmé que de nombreux projets ont été réalisés pendant les douze mois écoulés. «Qu’il me soit permis de vous adresser un tribut d’hommage et de reconnaissance pour les actions entreprises au cours de l’année écoulée, notamment, la participation à la réalisation effective des projets routiers d’envergure permettant la plus Noire; le réaménagement du cadre organique du Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics; le redéploiement des jeunes recrues à la fonction publique», a rappelé Norbert Sili-Sili.

Poursuivant son allocution, il a déclaré que l’année 2012 sera marquée par l’exécution du programme d’entretien routier, la poursuite de l’effort visant à valoriser les compétences par le moyen de la formation, l’approfondissement de la plateforme d’échange professionnel et de discussion sur les questions d’actualité se rapportant au secteur routier; la mesure des performances et l’évaluation des indicateurs de performance,
en conciliant la politique des moyens avec celle des résultats et des objectifs; la tenue régulière des commissions paritaires d’avancement.

Pour sa part, le ministre des travaux publics et de l’équipement a évoqué le travail énorme qui reste à réaliser, au cours de cette année, notamment la poursuite des travaux de la Capa (Commission paritaire d’avancement), la restructuration du B.c.b.t.p avec l’acquisition, très prochaine, au Ministère de l’équipement et des travaux publics grande mobilité des biens et des personnes (axes routiers nationaux et intégrateurs régionaux, ouvrages de franchisement); la promotion de la bonne gouvernance pour améliorer l’efficacité de la dépense publique, la qualité des infrastructures et des services de base; le renforcement des capacités managériales et de la planification par le moyen des séminaires, stages de formation, de perfectionnement ou de recyclage; la mise en oeuvre des projets d’eau et d’assainissement, à Brazzaville et à Pointe-Port autonome de Pointe-Noire, du matériel de contrôle pour son fonctionnement, le bitumage du tronçon Ngangalingolo / Mbanza-Ndounga, l’exécution, avant le 15 août prochain, de tous les travaux d’infrastructures routières, dans le cadre de la municipalisation accélérée du département du Pool, et la réalisation de certains ouvrages de voirie urbaine, à Brazzaville et Pointe-Noire, dans le cadre du P.e.e.d.u (Projet eau, électricité et développement urbain), financé par la Banque mondiale et l’Etat congolais.
Il a peint le tableau des activités menées au cours de l’année écoulée. «Au cours de cette année, l’accent sera mis sur les travaux de municipalisation accélérée du département du Pool. Pour ce faire, toutes les infrastructures routières doivent être prêtes avant le 15 août prochain. Aussi, il s’agira de donner un nouveau souffle au B.c.b.t.p qui manque de visibilité. A cet effet, il est prévu l’acquisition, dans les prochains jours, du matériel de contrôle au Port de Pointe-Noire, pour son fonctionnement».

Pascal BIOZI KIMINOU

Faire profiter au peuple les fruits de la bonne croissance économique


Du fait des réformes rigoureuses mises en oeuvre depuis quelques années, le Congo réalise la meilleure croissance économique de l’Afrique centrale. «Le Congo, notre pays, est, aujourd’hui, crédible sur les plans macroéconomique et financier. Lentement et sûrement, il force du respect et de l’admiration sur la scène internationale. Les performances financières, monétaires et macroéconomiques sont, à ce jour, saluées par tous les observateurs avertis. Il est de notre devoir de préserver et de renforcer ces bons résultats. Il est aussi de notre devoir de faire profiter le peuple congolais des fruits de cette bonne croissance économique nationale. Pour cela, nous devons, tous ensemble, continuer de donner la preuve de la bonne gouvernance de notre pays. Après avoir dit cela, s’il m’était demandé de résumer la portée de ce projet de loi de finances en une phrase, je dirais que c’est ainsi que se prépare l’avenir ou plutôt l’émergence du Congo».

Ces paroles sont celles du ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, lors de la présentation du projet du budget de l’Etat exercice 2012, devant l’assemblée nationale, le 28 octobre 2011. Une assurance tirée des performances économiques du Congo, saluées par tous les observateurs avertis. Non seulement le Congo a la plus forte croissance de la sous-région Afrique centrale, en 2009 et 2010, il serait en passe de l’être à nouveau, en 2011 (croissance de 6,7% en 2009 par exemple). En 2010, l’économie congolaise avait accru de 9,5%, selon la B.e.a.c, soit plus du double de la moyenne sousrégionale.

Mais, le Congo a respecté les quatre critères de convergence sous-régionale édictés par la Cemac, à savoir:
le solde budgétaire de base supérieur à 0% du P.i.b, le taux d’inflation annuel inférieur à 3%, l’encours de la dette publique inférieur à 70% du P.i.b et la non accumulation des arriérés extérieurs et intérieurs.
Pour entretenir et amplifier cette dynamique de croissance, a dit le ministre Gilbert Ondongo, le gouvernement continue de mettre l’accent sur la diversification économique. Celle-ci se traduira, en 2012, entre autres, par la mise en exploitation de la nouvelle zone industrielle de Brazzaville, qui démarrera avec seize industries de production de matériaux de construction et des métaux.

La bonne tenue des indicateurs macroéconomiques résulte aussi de la gestion rigoureuse et bien inspirée des finances publiques. C’est à cette politique de rigueur que le Congo s’affiche sur le plan financier et monétaire, comme le pays qui a le plus important budget d’Afrique centrale et même de la zone franc hors France, en 2010 et en 2011. Il en sera, vraisemblablement, de même, en 2012. Depuis 2009, le Congo est le pays qui détient le plus d’avoirs extérieurs à la Banque des Etats d’Afrique centrale. En 2010, ces avoirs représentaient le tiers du total des avoirs extérieurs détenus par la B.e.a.c. En 2011, le Congo s’est approché de la moitié du total, soit un peu moins de 3.000 milliards de francs Cfa, en septembre, pour un total estimé à un peu plus de 7.000 milliards de francs Cfa.

Notons que l’économie congolaise devrait garder un niveau élevé de croissance, en 2012. Suivant les prévisions des experts du Ministère des finances, la croissance économique nationale oscillerait autour de 10%. Une croissance qui sera poussée par les investissements publics et privés, par la consommation de l’Etat et des ménages, profitant de la bonne tenue des cours du baril du pétrole.

Michel Rodriguez ABIABOUTTI Attaché de presse au MFBPP.

S.NE: Un budget de142 milliards de F.Cfa


Les membres du comité de gestion de la S.n.e (Société nationale d’électricité) se sont réunis vendredi 20 janvier 2012, dans la salle de conférence de ladite société, pour examiner les  points ci-après: adoption du rapport d’activité 2011, adoption du programme d’activité 2012, adoption du projet de budget 2012. Ce comité de gestion, qui a lieu une fois l’an, a adopté le budget de la S.n.e à hauteur de142 milliards de F.Cfa, en tenant compte des orientations du chef de l’Etat à propos de l’électricité.

Déclarée «année de l’électricité pour tous et de la santé», 2012 devrait être pour la S.n.e, entreprise en situation de monopole depuis des lustres, mais toujours débitrice, défaillante et non performante, l’année de sa pleine mesure, avec l’amélioration de son réseau de distribution de l’électricité dans le pays, notamment dans les grandes villes. Aussi son budget a-t-il été adopté en ressources et en dépenses à la somme de 142 milliards de F.Cfa, soit 37 milliards de F.Cfa, pour le fonctionnement, et 95 milliards de F.Cfa, pour les investissements. La part de l’Etat dans l’investissement s’élevant à 77 milliards de F.Cfa contre 18 milliards, apport de la S.n.e.
Ce budget est, également, tributaire d’autres orientations données par le chef de l’Etat, pour cette année, à savoir: l’amélioration de la desserte dans les grandes villes, la finalisation des études commandées pour un diagnostic de l’entreprise et du secteur avec une approbation d’un plan d’action pour la S.n.e, le raccordement maximum des localités rurales du réseau de la S.n.e., pour atteindre les objectifs fixés aussi bien dans les zones urbaines que rurales.
Au plan interne, un accent particulier sera mis sur le renforcement des capacités et l’application de l’approche G.a.r (Gestion axée sur les résultats), tout comme sur la restructuration de la société, afin d’améliorer ses résultats, a affirmé Jean-François Xavier Pongault, secrétaire général de la S.n.e, à l’issue de la session.
Rappelons que la République du Congo vient d’augmenter sa capacité de production de l’électricité grâce à la mise en service du barrage hydroélectrique d’Imboulou (120MW) et de la centrale électrique à gaz du Congo, d’une puissance de 300MW. Ces infrastructures associées à d’autres dont dispose le pays devraient permettre, en effet, à la S.n.e d’apporter, de façon fluide et constante, l’électricité à la population.

Viclaire MALONGA

Bientôt la construction d’une nouvelle raffinerie et d’un port pétrolier à Pointe-Noire



Les travailleurs du Ministère des hydrocarbures, ainsi que les responsables des entreprises pétrolières ont présenté, vendredi 13 janvier 2012, à Brazzaville, les voeux à leur ministre, André
Raphaël Loemba. C’était dans les jardins dudit Ministère, sis au rond-point de l’Institut français du Congo. Une occasion de dresser le bilan des activités de l’année 2011 et de projeter les perspectives de l’année 2012. A cet effet, le ministre a annoncé la construction prochaine d’une nouvelle raffinerie et d’un port pétrolier à Pointe-Noire.


Dans son allocution, Serge Bouiti-Viaudo, directeur de cabinet du ministre des hydrocarbures, a jeté un
regard rétrospectif sur les faits, qui ont marqué le secteur pétrolier, aussi bien en amont qu‘en aval, pendant l’année 2011. Selon lui, à l’instar des autres industries lourdes et capitalistiques, l’industrie pétrolière est «une industrie de temps long. Plusieurs actions menées en 2011 ont consisté à préparer l’avenir, permettant à celui-ci, de continuer à contribuer, de façon substantielle, au budget de l’Etat congolais.
En matière d’exploitation, 13 permis de recherche ont fait l’objet des travaux d’acquisition, de traitement sismique, d’études et de forages», a-t-il dit.
En outre, il a signalé les études réalisées sur le permis Ngoki du bassin intérieur de la Cuvette, notamment celle de faisabilité d’un forage sur le prospect qui sera retenu à la suite des évaluations en cours.
Présentation des voeux au Ministère des hydrocarbures Bientôt la construction d’une nouvelle raffinerie et d’un port pétrolier à Pointe-Noire
 «Pour les forages, les puits en haute mer n’ont pas fait l’objet de découverte intéressante.Concernant la production, celle-ci s’élève à 109 millions de barils, dont 106,7 millions de barils en huile et 2,6 millions de barils de gaz de pétrole liquéfié. Le débit moyen a été de l’ordre de 300.000 barils par jour, soit une légère diminution de 4 % par rapport à 2010. Cette légère baisse est due à plusieurs facteurs, notamment des arrêts accidentels et une diminution de la production sur Moho Bilondo, Azurite, Mboundi et Kitina», a-t-il précisé, tout en indiquant que cette baisse de production a été compensée par un niveau de prix moyen
des différents bruts congolais valorisés à plus de 100 dollars par baril.

Le ministre André Raphaël Loemba a, quant à lui, fixé les objectifs et les axes prioritaires de son Ministère pour l’année 2012. «Ces axes prioritaires découlent des enjeux et des défis, qui doivent être relevés dans le secteur des hydrocarbures, en premier lieu, les défis économiques et technologiques.
Afin de faire face au déclin naturel de la majorité des champs arrivés en phase mature, il est question de préparer le futur, en lançant l’exploitation, notamment dans les zones frontières de l’offshore profondet dans le bassin intérieur de la Cuvette; en poursuivant les travaux d’exploration sur de nouveaux thèmes, pour la recherche de nouveaux champs à huile et à gaz; en réalisant la promotion des zones libres sur les deux basins, bassin côtier et le bassin intérieur de la Cuvette; en lançant les développements des champs, tels que
Moho nord, Moho Bilondo phase 1 bis, Lichendjili sur marine XII, et bien d’autres», a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il a fait savoir que ces mêmes défis doivent également être relevés dans le secteur Aval, notamment par la nécessité de l’amélioration des performances de la Coraf (Congolaise de raffinage), afin de réduire les importations et par la finalisation des études sur les grands projets de construction d’une nouvelle raffinerie, d’un port pétrolier et d’un pipeline de transport des produits pétroliers raffinés entre Pointe-Noire, Brazzaville, Oyo et Ouesso.

Philippe Banz.

L’Afrique doit acheter en Afrique



La déclaration est du président du Malawi, le 27 janvier à Lilongwe, la capitale de son pays, juste avant son départ pour le 18e Sommet de l’Union africaine (UA).


Bingu Mutharika a estimé qu’il était temps que l’Afrique se mette à acheter en Afrique, afin de promouvoir le commerce entre les pays du continent et de favoriser l’émergence d’économies plus fortes. Ces propos épousent le thème du 18e Sommet de l’UA, à savoir le développement du commerce interafricain. « Depuis plus de 40 ans, on appelle à l’ouverture des marchés africains, afin que les pays d’Afrique puissent continuer à développer leurs propres marchés. En tant qu’Africains, il est grand temps que nous réalisions que les produits africains sont dignes d’être achetés », a-t-il soutenu.
Le président du Malawi, qui a présidé l’UA en 2010, a rappelé que la population du continent allait atteindre le milliard d’habitants à l’horizon 2015 et que l’Afrique devait donc impérativement se doter d’économies plus efficaces pour pouvoir continuer à nourrir une population en augmentation continue. Bingu Mutharika a souligné qu’un commerce interafricain fort était possible, s’il commençait par se développer entre les pays déjà dotés d’intérêts économiques communs, comme le bloc du Marché commun de l’Afrique orientale et australe.

Xinhua

L’aide française au Congo en 2011 s’élève à 14,73 milliards FCFA


C’est l’ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette, qui a animé la rencontre avec la presse.
Il était entouré des principaux techniciens de la coopération française, notamment Patrick Dal Bello, Dominique Richard et le colonel Bertrand de Reboul, représentant respectivement l’Agence
française de développement (AFD), le service de coopération et d’action culturelle et la Coopération de défense et de sécurité.

L’ambassadeur de l’Union européenne au Congo, Marcel Van Opstal, le coordonnateur-résident du système des Nations unies, Lamin Manneh, et des invités de marque étaient également présents. Patrick Dal Bello est intervenu le premier, rappelant les actions retenues dans le cadre du premier Contrat de désendettement et de développement (C2D) couvrant la période 2010-2014, chiffré à 52,5
milliards FCFA.

Quatre projets, dont deux dans le domaine des infrastructures urbaines et deux autres dans les secteurs sociaux sont programmés. Il s’agit de l’extension de la route de la Corniche à Brazzaville et des  aménagements urbains dans les arrondissements Bacongo et Makélékélé; l’amélioration du drainage pluvial à Brazzaville ; l’appui à la refondation de la formation en travail social et la réforme de la gestion et de l’organisation du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.
Des fonds consacrés au financement d’études sont réservés pour les besoins de financements supplémentaires.

Dans le domaine culturel, près de 261 millions FCFA ont été investis en 2011 pour assurer le fonctionnement des Instituts français du Congo, a indiqué Dominique Richard.
Près de 307 millions FCFA ont été consacrés à des bourses d’études ou de stage, à la venue au Congo d’experts pour y dispenser des formations ou encore à la participation de cadres nationaux à des manifestations à l’extérieur du pays. 69 bourses ont été octroyées, parmi lesquelles 54 bourses d’études et quinze bourses de stage.

L’enveloppe « Bourses, missions, invitations » représente 50% des moyens consacrés en 2011 par l’ambassade de France à la coopération et à l’action culturelle au Congo.En matière de santé, l’AFD finance, en cohérence avec le Plan national de développement sanitaire et les actions des autres bailleurs (Organisation mondiale de la santé, Banque mondiale, Union européenne), un programme de près de quatre
milliards FCFA. Ce programme sera complété cette année par un financement de l’Union européenne.
Le contrat C2D offrira un appui dans le domaine de la gestion et l’organisation du Centre hospitalier et universitaire pour un montant de quatre millions d’euros.

Par ailleurs, l’AFD consacre 3,3 milliards FCFA à l’aménagement durable des forêts au sud du pays, dans le cadre du projet d’appui à la gestion durable des forêts du Congo. Fin 2011, elle a octroyé une subvention de 4,6 milliards FCFA pour financer la deuxième phase (2012-2014) du programme Astrium de mise à disposition des données satellitaires pour le suivi du couvert forestier d’Afrique centrale. Dans le domaine de la préservation de la biodiversité, l’agence a contribué à hauteur de deux milliards FCFA au fonds fiduciaire de la Fondation pour le Tri-National de la Sangha.

Les programmes retenus pour 2012
Beaucoup de projets seront financés courant cette année. Ils couvrent les secteurs de la santé, de la gestion durable des forêts, de l’éducation, de l’appui au secteur privé et public, de la défense et de la sécurité ainsi que l’action culturelle. 
La route de la Corniche est le plus grand projet de la coopération française pour la période 2010-2014 pour un montant de 41,9 milliards FCFA. Ce projet, inscrit au plan d’urbanisation de Brazzaville depuis 1980, permettra de rallier le pont du Djoué au centre-ville. 
Après avoir été suspendue pendant plusieurs années, la coopération défense et sécurité a été à nouveau active l’an dernier, a précisé le colonel Bertrand de Reboul. Un budget d’environ 1,97 milliard FCFA est mis cette année à la disposition de la Mission de coopération défense et sécurité pour soutenir l’action des
chefs de projets. Une importante partie de cette enveloppe est destinée à développer une école nationale à vocation régionale « génie travaux », qui forme depuis septembre 2010 des officiers et sous-officiers en provenance de nombreux pays africains pour la réhabilitation de bâtiments ou de pistes.
Le document de l’ambassade de France précise que, d’ici à l’an 2015, près de huit milliards FCFA seront mobilisés pour la gestion des ressources humaines de santé, la formation des personnels paramédicaux et l’appui aux structures sanitaires. Le dossier fait état également des actions et projets déjà réalisés par l’AFD en République du Congo les années écoulées.

Yvette Reine Nzaba

CRÉATION DE LA BANQUE POSTALE: Le Postier déplore le manque de concertation



L’organisation syndicale regroupant les agents de la poste s’interroge sur la transformation
du Centre des chèques postaux en Banque postale.



Le projet de transformation du Centre des chèques postaux en Banque postale suscite des remous du côté de l’un des syndicats des travailleurs de cet établissement qui relève du ministère des Postes, des télécommunications et des nouvelles technologies de la communication. L’une des questions que pose le Postier est de savoir « une fois créée, sous la tutelle de quel ministère sera la Banque postale ».

Le Postier réclame, en outre, que les services de la future banque ne soient pas déconnectés de la Société des postes et de l’épargne du Congo. Le syndicat souhaite par conséquent l’ouverture d’une concertation avec la tutelle et les autres partenaires sociaux, pour, dit-il, répondre aux nombreuses inquiétudes. « Une fois créée, sous la tutelle de quel ministère sera la Banque postale ? Celle des Finances et du Budget ou bien sous le contrôle du ministère des Postes et Télécommunications ? », s’est inquiété Valentin Lépalé, secrétaire général du Postier, à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire du syndicat, le 26 janvier à Brazzaville.


Le Postier réclame que les services de la Banque postale ne soient pas déconnectés de la Société des postes et de l’épargne du Congo (Sopéco) et demande que les statuts et règlements de la banque en création soient présentés et amendés par le conseil d’administration de la Sopéco avant sa mise en oeuvre.Pour répondre aux nombreuses inquiétudes, Le Postier souhaite l’ouverture d’une concertation avec tous les syndicats de la Sopéco et le ministère de tutelle. « Les travailleurs déplorent la manière dont le projet est géré, contrairement aux orientations du président de la République reprises dans la lettre d’orientation n°081/MPT/NTC/CAB/DGCAPT 2009 du ministre des Postes et télécommunications chargé des nouvelles technologies de la communication, qui stipulent de développer le dialogue social en associant les partenaires sociaux au processus de réforme de l’entreprise Sopéco », précise le communiqué final du Postier, rendu public à l’issue de l’assemblée générale.

À la suite des élections professionnelles, Le Postier figure au premier rang des syndicats de la Sopéco, ce qui lui permet de discuter des droits et devoirs des travailleurs de la société avec l’administration. « Nous ne pouvons discuter avec l’administration de la société que sur la base de preuves et non de rumeurs. Une fois que nous aurons entamé des négociations, nous aurons également l’obligation de rendre compte à notre base de leurs résultats », a indiqué Valentin Lépalé.

Rappelons que le Centre des chèques postaux assure actuellement le paiement des salaires de différents agents d’entreprises paraétatiques et des fonctionnaires.

Fortuné Ibara

Pensons-nous à notre testament ?


Le testament est un document écrit par lequel une personne majeure fait connaître ses dernières volontés et dispose de ses biens pour le temps qui suivra sa mort.Nous refusons souvent d’aborderce sujet, pensant, à tort, qu’il est réservé aux personnes âgées ou malades. Il est pourtant bien souvent le meilleur moyen de protéger la transmission de son patrimoine.
Par testament, nous pouvons léguer un bien, une somme d’argent et même un animal, à la personne de notre choix : conjoint, enfant, ami, concubin, association, etc. Par ce biais, nous pouvons aussi régler des questions personnelles, comme désigner la personne qui prendra soin de nos enfants en cas de décès accidentel ou décider de nos obsèques.
C’est un sujet tabou pour beaucoup et pour d’autres qui pensent que « ces choses-là ne font pas partie de notre culture ». Toutefois, souvenons-nous que n’étant pas éternels, nous avons le devoir d’organiser notre succession pour nos familles qui se retrouvent souvent démunies, d’autant qu’en l’absence de testament, le patrimoine du défunt est partagé selon des règles légales pas toujours adaptées aux situations personnelles.
D’où l’intérêt du testament qui est, hélas, coûteux.

Le testament : généralités 
Il est important de signaler qu’on n’attribue par testament que 20% de ses biens, par différentes formes de testaments : olographe, authentique, secret et oral. Le testament olographe est écrit en entier et signé de la main de la personne qui attribue ses biens (le testateur). Si le testateur est infirme ou ne sait pas écrire, une personne peut orienter sa main sur le papier pour écrire et signer au bon endroit. C’est le testament à main guidée : l’intervention de la personne qui guide ne doit consister qu’à aider à écrire.
Le testament peut être écrit sur du papier ou sur tout autre support et peut être rédigé en langue étrangère. La date doit être précisée en jour, mois, année en lettres ou en chiffres et la signature conforme aux habitudes du testateur. Au décès du testateur, son testament doit être présenté au tribunal de son quartier et déposé ensuite chez le notaire.

Le testament authentique
C’est celui dicté par le testateur et reçu par un notaire ou un juge, en présence de deux témoins (en aucun
cas les parents) lorsque le testateur ne sait ni lire ni écrire. Les témoins ont le devoir de donner lecture et d’interpréter au testateur tout ce qui est écrit. Le testament peut être dicté dans une langue
autre que la langue officielle et doit être signé par le testateur, le notaire ou le juge, éventuellement les témoins. Si le testateur ne sait pas signer, mention doit en être faite dans l’acte avec l’indication de la cause.

Le testament secret
C’est le testament présenté clos et scellé devant un notaire ou un juge. Le testateur s’accompagne de deux témoins pour déclarer que le contenu du papier est son testament, écrit et signé par lui, ou écrit par un autre et signé par lui. Si le testament a été rédigé par un autre, il doit mentionner qu’il en a personnellement vérifié le contenu. Les personnes ne sachant ou ne pouvant lire ne peuvent utiliser cette forme de testament, contrairement à celles qui ne peuvent parler, à condition que le testament soit entièrement écrit, daté et signé de leur main.

Le testament oral
Lorsque des circonstances exceptionnelles l’exigent, le testament oral est établi par la personne dont la vie est menacée et qui n’est pas en mesure d’écrire. Le document est valable lorsque le testateur, en présence de deux témoins, a déclaré oralement sa dernière volonté, en précisant que cette déclaration orale est son testament.

Le testateur ne formule que des prescriptions sur ses funérailles, la transmission de son patrimoine et la tutelle de ses enfants mineurs. Il existe le testament international utile pour un Congolais vivant à l’étranger ou un étranger vivant au Congo ou encore pour la personne possédant des biens dans différents pays. Le document peut rester secret et être écrit dans une autre langue. Notons que le testament peut être librement annulé ou modifié et il est recommandé, dans tous les cas, de se renseigner auprès de professionnels.

Comment léguer ses biens autrement ?
En faisant de son vivant une donation à la personne de son choix. Faire don de ses biens n’est pas chose banale car le législateur considère cet acte comme un contrat. Ainsi, la personne qui donne se dépouille définitivement de la propriété du bien en faveur de la personne qui reçoit. N’oublions pas que les donations d’immeubles doivent obligatoirement être passées devant un notaire ou un juge. Les donations mobilières
peuvent également se réaliser entre personnes privées, qui doivent ensuite payer les droits d’enregistrement
à l’administration fiscale.

Carmen Féviliyé in Les Dépêches de Brazzaville n°1420 -Lundi 30 janvier 2012

PERSPECTIVES AFRICAINES




Afrique du Sud : 
Et s’il y avait un arrêt des importations de pétrole iranien ? C’est ce que semble envisager le gouvernement si les sanctions internationales à l’encontre de Téhéran augmentaient. 
  • Commentaire: L’Afrique du Sud importe un quart de son pétrole d’Iran, ce qui la rend très vulnérable à un embargo sur le brut iranien. Face à ce dilemme, l’État a annoncé qu’il cherchait de nouveaux parte-naires afin d’assurer l'approvisionnement de ses raffineries. 
         Pour le moment, l’Europe n’a pas demandé la mise en place d’une telle mesure à l’Afrique du Sud, mais le         risque est bien réel.


Ghana : 
+12% a/a de croissance du PIB au troisième trimestre 2011. Ce chiffre est moins élevé qu’attendu (+13,8% a/a), même si la croissance économique reste robuste. Des problèmes techniques rencontrés pour exploiter le pétrole doivent peser sur les performances du pays. La production pétrolière a été revue à la baisse de 120 000 barils/jour à 80 000 barils/jour.

Nigéria : 
Boko Haram inquiète l’ensemble de l’Afrique. L’Union africaine, dont le sommet se tient actuellement à Addis Abeba, s’est dite inquiète par la multiplication des violences perpétrées par Boko Haram et le risque qu’elles se propagent dans les pays voisins du Nigéria. Les raisons de s’inquiéter sont réelles : le ministre des Affaires étrangères nigérian a annoncé que les liens entre Al-Qaida et Boko Haram étaient avérés (lors d’une réunion à Nouakchott en présence des ministres des Affaires étrangères du Mali, du Niger, de l’Algérie et de Mauritanie, quatre autres pays concernés par la menace islamiste). Les islamistes auraient apparem-ment reçu un entrainement militaire d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), tandis que d’autres seraient en cours d’entrainement avec les Shebab somaliens. 
  • Commentaire: Le 20 janvier dernier, la secte islamiste a encore tué 186 personnes lors de fusillades et d’attentats à Kano au nord du pays. Les violences sont de plus en plus fréquentes et sophistiquées. Le gouvernement de Goodluck Jonathan peine à stopper le déferlement de violences religieuses et à retrouver une crédibilité après les manifestations contre la suppression des subventions sur les prix du pétrole (la population a vécu la mesure comme une trahison). Pour cette raison, le Nigéria envisage sérieusement de se rapprocher davantage des pays sahélo-sahariens, afin de renforcer la sécurité sur son territoire. Si cette mutualisation de la politique sécuritaire se fait rapidement et efficacement, elle devrait lui permettre de mieux appréhender la menace islamiste.


Soudan & Soudan du Sud : 
Juba stoppe la pro-duction pétrolière. Le conflit soudanais se poursuit autour du partage des revenus de l’or noir. Le Soudan du Sud a accusé la semaine dernière le Soudan de s’être approprié un stock de pétrole d’une valeur de 815 millions USD et a stoppé sa production en représailles. 
  • Commentaire: Les 350 000 barils/jour produits en moyenne au Soudan du Sud ne peuvent être raffinés sans l’appui des infrastructures présentes au Nord. En échange du transit, le pays accepte de reverser seulement 0,7 USD/baril alors que le Soudan en demande 36 USD/baril. Des négociations ont eu lieu du 17 au 23 janvier, lors du Sommet de l’Union africaine tenu à Addis Abeba, et en présence d’émissaires chinois ; mais, pour le moment, une amélioration de la situation est diffici-lement envisageable. Le Soudan du Sud est un pays en pleine construction, donc avec d’importants besoins financiers. Il est aussi en proie à des conflits interethniques (qui auraient fait plusieurs centaines de morts selon les Nations-unies, voire plus de 3 000 victimes selon une source nationale). Le Soudan risque, quant à lui, d’avoir quelques difficultés à abandonner une partie de ses revenus pétroliers (environ 75%), ce qui laisse craindre une dégradation accrue des relations entre les deux pays.


Tchad : 
Fermeture de la raffinerie de Djermaya. La raffinerie, située au nord de N’Djamena et détenue à 60% par des investisseurs chinois (CNPCI-Compa-gnie nationale chinoise de pétrole), ainsi qu’à 40% par l’État tchadien, a mis la clé sous la porte à cause d’une mésentente entre les deux partenaires sur les prix des carburants. Le gouvernement avait, en effet, fixé un prix de vente de 380 FCFA pour le super et de 520 FCFA (655,59 FCFA/EUR) pour le gazole, afin de limiter le coût des carburants pour la population. Mais, il y a un mois, pour contester un tel prix, la raffinerie avait décidé de suspendre la production de pétrole. Finalement, la semaine dernière, le gouvernement a demandé au directeur général de partir. 
  • Commentaire: Le Tchad dont la croissance économique est attendue à 7,4% en 2012 est un pays dépendant des secteurs agricole et pétrolier (en 2010, le pétrole a représenté 90% des exportations). Malgré cette richesse, le Tchad reste un pays pauvre et sa dépendance au secteur primaire (57% du PIB) le rend vulnérable aux chocs sur les prix des produits alimentaires et énergétiques. D’autant plus que le pétrole représente aussi une grande partie des revenus publics. L’impact de la fermeture de la raffinerie de Djermaya, qui devait produire 12 000 ba-rils/jour est pour le moment difficile à mesurer. Tout dépendra de la capacité de l’État tchadien à remplacer les investisseurs et à faire repartir la production. Néanmoins, ce conflit pourrait plus certainement dégrader les relations commerciales entre le Tchad et la Chine. La puissance asiatique est un de ses principaux partenaires économiques : elle représente 13% des exportations tchadiennes (derrière les États-Unis, source EIU) et 12% de ses importations (première source d’importations).


Tchad : 
Elections locales historiques. Dimanche 22 janvier se sont déroulées les premières élections locales de l’histoire du pays auxquelles a participé l’opposition qui avait boycotté le scrutin présidentiel d’avril 2011. Ce dernier avait été gagné par le président Idriss Deby, du parti MPS-Mouvement patriotique du Salut, lui permettant d’accéder à son quatrième mandat. 
  • Commentaire: Ces élections locales sont une bonne nouvelle pour le pays. D’abord, elles ont enfin eu lieu, après avoir été reportées à six reprises (elles étaient initialement prévues en juin 2011). Ensuite, l’opposition (au sein de la coalition CPDC-Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution) était présente contrairement aux dernières élections présidentielles. Néanmoins, la forte abstention laisse penser que les Tchadiens ont peu d’espoir de changements. Le président Idriss Deby est au pouvoir depuis 1990 (grâce à un coup d’État) impliquant que même si l’opposition gagne ces élections locales, son emprise sur le pays restera grande.

Maroc : 
2011 forte croissance, les déficits se creusent. 2012 : moins de croissance, mais toujours autant de déficits. Les statistiques économiques du troisième trimestre 2011 étant disponibles, nous constatons la poursuite de la forte croissance marocaine (+4,8% a/a au troisième trimestre), porté par une saison agricole 2010/2011 favorable (+13%), d’une fréquentation touristique et de transferts des Marocains résidents à l’étranger en légère croissance (+3-4%), et surtout par une consommation intérieure (publique et privée) dynamique (+7% a/a au troisième trimestre) dans un contexte où l’inflation est minime grâce aux subventions des prix alimentaires et du pétrole. Cette bonne performance de l’économie se confirme dans la dernière enquête/sondage sur le climat social et économique. Les entreprises répondantes ont jugé à 96% le climat social comme « calme », à 81% que leur trésorerie est « normale ». Seules les entreprises des secteurs électrique, électronique, de la métallurgie et des industries mécaniques (donc principalement des sous-traitants qui exportent vers l’Europe leur production) anticipent une poursuite de la baisse de leurs effectifs, citant les prix élevés de l’énergie comme étant leur principale difficulté. Pour illustrer cette dynamique positive, un indicateur : le Doing business 2012 classe le Maroc à la 94e place, contre la 115e en 2010, soit la plus importante progression mondiale de l’année. Mais la bonne performance de l’économie se fait aussi au prix d’une forte hausse des importations, dont la facture atteint un record de 40 Mds USD et génère un déficit commercial proche de plus de 20 milliards USD sur l’année 2011. Le déficit courant est donc aggravé et devrait atteindre les 7% du PIB. Le financement de ce déficit – par des ressources locales principalement – s’est fait sans grandes difficultés, malgré quelques tensions sur les liquidités en devises. Au final, les réserves de changes se maintiennent et couvrent un peu moins de cinq mois d’importations, de quoi rassurer sur la stabilité du change et la couverture du déficit courant en 2012.
Pour l’ensemble de l’année 2011, la croissance serait proche de 4,5%, en raison d’un ralentissement qui se fait ressentir au quatrième trimestre 2011 et qui se poursuivra probablement en 2012, sous l’effet du ralentissement européen (prévision : +3%). 
  •  Commentaire : La dynamique économique du Maroc sur l’année 2011 se détache de celles de ses voisins d’Afrique du Nord. La hausse des intentions d’investissement au Maroc s’est d’ailleurs poursuivie et même accélérée avec les révolutions en Tunisie et en Égypte. Néanmoins, nous considérons que la dynamique actuelle n’est pas soutenable, en raison de son poids sur les dépenses publiques. Tout d’abord, 2012 est une année de ralentissement économique en Europe (0% de croissance attendue) et le déficit commercial (et donc budgétaire en raison des subventions) dépendra du coût des matières premières importées. Même dans l’hypothèse où les revenus en devises du pays sont peu affectés en 2012 (ce qui n’est pas assuré en raison de la crise en Europe), au niveau interne et budgétaire, les hausses de salaires et de certaines subventions courant 2011 provoqueraient un déficit de 6% du PIB en 2012, même dans l’hypothèse d’une baisse sensible des prix alimentaires et d’un baril de brut à 100 USD (prévisions officielles). On peut raisonnablement s’attendre à des dérapages… La dette publique et la dette externe sont donc inscrites en hausse, et l’endettement public passerait de 64% du PIB (en incluant les entreprises publiques/parapubliques ; 49% sinon) à plus de 70% fin 2012. Si les craintes macro-économiques pour l’année 2012 restent relativement limitées, cette trajectoire de la dette publique et des déficits est probablement insoutenable à moyen terme (à moins d’une forte dynamique d’investissements étrangers). Elle doit pousser le gouvernement à prendre des mesures fiscales, ou à défaut, il faudra éventuellement réévaluer à la hausse le risque souverain marocain, malgré la dynamique positive du secteur privé.
Égypte : 
Scénario noir économique, mais peut être cinq mois d’accalmie politique. Sur le front économique, les dernières données (croissance juillet 2010/juin 2011 de 1,8% ; un déficit budgétaire prévu par le gouvernement à 10% du PIB, mais qui atteindre vraisemblablement 12%, tant l’objectif de croissance de plus de 3% en 2011/2012 parait difficile à atteindre aujourd’hui) et les dernières prévisions du FMI en ce début d’année, nous permettent de confirmer notre scénario de dette (un scénario « noir » devenu scénario central), avec une dette publique qui dépasserait les 90% du PIB en 2012, puis atteindrait les 100% en 2013. 
Le financement de cette dette en monnaie locale devient très onéreux (15,77% lors de la dernière émission de bons du Trésor) et le gouvernement se tourne vers les émissions en devises avec une deuxième émission en dollars (3,8%) pour 1 milliard USD (la demande a atteint 2 milliards) et une obligation islamique est en cours de préparation.

Égypte : 
Risque de crise de change et de défaut souverain. L’horizon d’un scénario noir de crise de change se rapproche. Les réserves ne couvrant plus que quatre mois d’importations, elles passeront sous les trois mois d’ici avril 2012 (en réalité, les réserves ne sont que de 13 milliards, 5 milliards devant aller au remboursement de la dette publique). A cet horizon, la Banque centrale ne pourra plus soutenir la livre égyptienne (à son plus bas depuis sept ans) et la perspective d’une crise économique profonde se rapproche.
Néanmoins, ce scénario n’est pas encore assuré : Le prêt du FMI de 3,2 milliards USD sera réactivé sous peu (à la fin du premier trimestre 2012 ou début du deuxième trimestre probablement) ; le FMI, qui demande un consensus politique large et un plan de redressement de deux ans, pourrait engager davantage de fonds que les 3 milliards initialement prévus. La Banque mondiale a promis 2 Mds de son côté et les pays du Golfe près de 10 Mds USD (dont les déboursements sont très en retard…). Or, on estime le besoin de financement en devises entre 25 et 30 milliards USD entre juillet 2011 et juin 2012, dont 50% pourraient être levés en locale auprès des banques notamment. Au final, les besoins de financements externes pourraient être entièrement couverts par les prêts de ces institutions et quelques soutiens externes. Ce qui inquiète, c’est que cette solution doit se dessiner dans un délai aussi court… 

Commentaire: On a souvent dit que la situation économique était tributaire, en grande partie, de la situation politique, qui inquiète touristes, investis-seurs et bailleurs de fonds étrangers. Les derniers événements sont de nature à nous rassurer sur cette situation : 
  •  Les élections parlementaires se sont terminées dans le calme et un président du Parlement et deux vice-présidents sont désignés. Le score des Frères musulmans (49%) rassure aussi : ils pourront se passer des voix salafistes radicales et passer une alliance stable avec les libéraux du Wafd. 
  • L’armée a donné un calendrier pour les élections présidentielles (juin 2012) et donc pour le transfert du pouvoir des militaires aux civils. Les Frères musulmans acceptent et soutiennent ce calendrier. 
  • Les appels à manifester contre le régime militaire n’ont pas été très suivis le 25 janvier, et l’équilibre des pouvoir entre Frères musulmans et armée parait stable et solide pour le moment. Au final, on peut aujourd’hui supposer que l’Égypte va connaitre une période moins instable au niveau politique, ce qui facilitera les négociations avec les bailleurs de fonds. NB : Les États-Unis ont laissé entendre qu’ils allaient augmenter leur assistance à l’Égypte (au détriment d’autres pays) et surtout, l’accélérer.
Tunisie : 
Le gouvernement et le pays au bord de la crise de nerf ; la période de grâce n’a duré que dix jours. Le gouvernement actuel et ses députés commettent un nombre très important d’erreurs qui se retournent contre eux, dans une opinion publique qui contre-attaque systématiquement. Les grèves, manifestations et sit-in n’en sont que plus nombreux. Les risques de troubles politiques sont très probables en 2012, alors que l’économie peine à redécoller (les déclarations d’investissements sont en baisse de 6% en nombre). Ils incluent : une démission du gouvernement, du Premier ministre ou de plusieurs ministres, une ouverture du gouvernement à l’opposition (gouvernement d’union nationale), des manifestations de grande ampleur, voire le spectre d’un coup d’État… Si ces difficultés se poursuivent au-delà du premier semestre 2012, il y a peu de doutes que les agences de notation finiront pas placer le pays un cran plus bas en catégorie spéculative… à moins que la visite cette semaine du secrétaire adjoint au Trésor américain ne signifie une hausse du soutien financier américain à la Tunisie.


Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A.

jeudi 26 janvier 2012

La Way-C, la première tablette africaine


 Vérone MANKOU

Vendue à bas prix, dès la fin de ce mois, la “Way-C” est la première tablette conçue sur le continent noir. Selon son concepteur congolais (Brazzaville), elle devrait bientôt débarquer en Belgique.

C’est l’une des (bonnes) surprises à laquelle Vérone Mankou, 25 ans, concepteur de la “première tablette numérique africaine”, ne s’attendait pas du tout. Alors que son modèle était destiné à l’Afrique, voici que la moitié des 7 500 réservations en ligne proviennent… d’Europe. Dont une bonne partie de Belgique. “Mais pour votre pays, nous cherchons encore des distributeurs “, nous explique, via courriel, M. Mankou.
Malgré l’absence totale de promotion et d’action marketing vers le Vieux continent, la “Way-C” de la société VMK devrait donc prochainement arriver en Europe.
Mais cette tablette – que son concepteur présente comme la tablette “la moins chère du marché, du moins si l’on se base sur le rapport qualité/prix” – sera d’abord commercialisée, dès la fin janvier, au Congo- Brazzaville, patrie de M. Mankou. Son prix ? 150 000 francs CFA, soit environ 230 euros, pour une tablette tactile de 7 pouces et de 4 Gigas de mémoire, fonctionnant avec Android et disposant de la plupart des atouts de ses concurrentes. Le 3G en moins.
“La version actuelle n’est que Wifi, mais nous lancerons bientôt un modèle 3G, légèrement plus coûteux.” La “Way-C” a été présentée officiellement à l’ouverture du “Sommet sur les technologies Internet” de Brazzaville en septembre dernier devant plusieurs experts mondiaux.
Et quand on évoque le fait que cette tablette n’est pas vraiment africaine puisqu’elle est assemblée en Chine, à Shenzen, Vérone Mankou s’énerve (un peu). “En quoi l’Ipad serait une tablette américaine alors qu’il est aussi fabriqué en Chine ? Près de 90 % des tablettes sur le marché sont assemblés en Chine. La nôtre est africaine dans son design et sa conception.”
D’ailleurs, l’idée de l’ingénieur est, dans un second temps, de mettre au point une tablette “entièrement congolaise”. “Nous sommes actuellement en train de chercher des investisseurs pour créer une ligne d’assemblage au Congo. Cela nous permettrait de diminuer nos coûts, tant au niveau des transports que des taxes d’importation, pousuit le directeur général de VMK. Notre partenaire chinois a promis de nous aider à former notre personnel”
L’histoire de la tablette de VMK – dont la commercialisation a été plusieurs fois retardée – ressemble à celle du parcours du combattant. Le projet n’est pas neuf. Ainsi, M. Mankou explique que l’idée de cette tablette lui est venue dès la sortie, en 2007, de l’Iphone d’Apple. “A l’époque, je travaillais pour un fournisseur d’accès Internet à Brazzaville, explique-t-il. Nous planchions sur une solution pour donner davantage d’accès à Internet et à bas prix à la population congolaise. Quand j’ai vu le projet de Steve Jobs, j’ai eu comme une révélation. Je me suis dit qu’un gros Iphone bon marché, une tablette tactile, pouvait être la solution à ce casse-tête qui nous préoccupait.
En 2009, le jeune Congolais décide de voler de ses propres ailes et fonde son entreprise, VMK. “Dès cette époque, j’avais tout ce qu’il fallait, techniquement, pour lancer ma tablette, poursuit M. Mankou. Mais il me manquait les moyens financiers et j’ai donc laissé tomber”.
Faute de pouvoir lancer son projet, VMK se spécialise dans la communication Internet. Mais l’idée trotte encore et toujours dans la tête de Vérone Mankou, qui frappe à toutes les portes pour trouver des investisseurs. “Beaucoup de banques ont refusé poliment. Ici, elles ne croient pas trop en l’innovation, mais nous avons eu la chance d’être soutenus par l’Etat congolais qui a vu le potentiel de notre projet.” Notamment en matière d’éducation : un modèle allégé de la tablette, avec un microprocesseur moins puissant et un disque dur de 2 Gigas sera ainsi proposé dans différentes écoles congolaises, à moindre prix (100 000 CFA).
Bien qu’il lorgne vers les marchés européens, le directeur général de VMK croit plus que jamais au sursaut technologique africain.
Vous savez, sur le plan technologique, le marché occidental arrive à saturation. Les indicateurs nous le prouvent, la croissance des ventes des fabricants n’est plus aussi importante qu’auparavant, explique l’ingénieur. Dans les cinq années qui viennent, les marchés asiatiques et de l’Amérique latine le seront aussi. Sur la carte, il ne reste donc plus que l’Afrique où il y a tant à faire. Le potentiel est bien là, et est palpable. C’est un fait !”
La société VMK lancera d’ailleurs un smartphone en juin prochain.

mercredi 25 janvier 2012

La Banque mondiale prévoit un ralentissement de l’économie mondiale affectant les pays en développement


Communiqué de presse n°:2012/236/DEC
Beijing, le 18 janvier 2012 — Les pays en développement doivent se préparer à de nouveaux risques de détérioration alors que la crise de la dette dans la zone euro et l’affaiblissement de la croissance dans plusieurs grandes économies émergentes assombrissent les prévisions de croissance dans le monde. Tel est le message qui ressort de l’édition 2012 des Perspectives pour l’économie mondiale que vient de rendre publique la Banque mondiale.
                                                                                                                          
La Banque a revu à la baisse ses prévisions pour 2012 et escompte désormais une croissance de 5,4 % pour les pays en développement et de 1,4 % pour les pays à revenu élevé (-0,3 % pour ceux de la zone euro), contre respectivement 6,2 % et 2,7 % (1,9 % pour la zone euro) selon ses estimations du mois de juin. La croissance mondiale devrait s’établir à 2,5 % en 2012 et 3,1[1] % en 2013.
                                                                                                           
Le ralentissement de la croissance est d’ores et déjà perceptible dans le fléchissement des échanges mondiaux et la diminution des prix des produits de base. Bien que les exportations mondiales de biens et de services aient connu un essor estimé à 6,6 % en 2011 (contre 12,4 % en 2010), elles ne devraient augmenter que de 4,7 % en 2012. Les cours mondiaux de l’énergie, des métaux et minéraux, et des produits agricoles accusent quant à eux une baisse respective de 10, 25 et 19 % par rapport aux pics enregistrés au début de 2011. Ce déclin des prix des produits de base a contribué à une détente de l’inflation globale dans la plupart des pays en développement. Cependant, même si les cours mondiaux des produits alimentaires étaient orientés à la baisse ces derniers mois, avec une diminution de 14 % par rapport à leur niveau record de février 2011, la question de la sécurité alimentaire pour les populations les plus pauvres, notamment dans la Corne de l’Afrique, demeure au cœur des préoccupations.

« Les pays en développement doivent évaluer leurs vulnérabilités et se préparer à la possibilité d’autres chocs, tant qu’il est encore temps », a alerté Justin Yifu Lin, économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale pour l’économie du développement

La marge de manœuvre budgétaire et monétaire dont les pays en développement disposent pour l’adoption de mesures correctives s’est réduite par rapport à ce qu’elle était en 2008/09. Aussi risquent-ils de voir leur capacité de réponse entravée en cas de tarissement des financements internationaux et de dégradation aiguë de la conjoncture mondiale.

Afin de parer à cette éventualité, « les pays en développement devraient refinancer à l’avance leurs déficits budgétaires, donner la priorité aux dépenses de protection sociale et d’infrastructure et soumettre leurs banques à des tests de résistance », selon Hans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de développement de la Banque mondiale.

Alors que les perspectives restent favorables dans la plupart des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les répercussions de la crise des pays à revenu élevé se font déjà sentir à l’échelle mondiale. Les spreads sur la dette souveraine des pays en développement ont augmenté de 45 points de base en moyenne, tandis que les apports bruts de capitaux aux économies en développement sont tombés à 170 milliards de dollars dans la seconde moitié de 2011, contre les 309 milliards de dollars enregistrés au deuxième semestre de 2010.

« Si la crise s’intensifie, personne ne sera épargné. Les taux de croissance des pays développés comme ceux des pays en développement pourraient connaître une chute égale voire même supérieure à celle de 2008/09 », avertit Andrew Burns, directeur du service chargé des questions de macroéconomie internationale et auteur principal du rapport. « On ne saurait trop insister sur l’importance de disposer de plans d’urgence dans ces circonstances. »

Les progrès dans les réformes réglementaires accroissent les opportunités de faire des affaires dans les Etats membres de l’OHADA





Communiqué de presse n°:2012/243/IFC
Bamako, Mali, 25 janvier 2012 — Selon un nouveau rapport d’ IFC et de la Banque mondiale, les Etats membres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ont accru le rythme de réformes pour améliorer la capacité des entreprises locales à entreprendre.

Le rapport, Doing Business dans les Etats membres de l’OHADA 2012, se base sur les données issues de l’étude annuelle globale Doing Business, et offre une analyse détaillée de la réglementation des affaires au Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad et Togo. Le rapport indique que les seize Etats membres de l’OHADA pourraient profiter de l’échange de bonnes pratiques, telles que mesurées par Doing Business, dans la réglementation des affaires.

Créée en 1993 à Port-Louis (Ile Maurice), l’OHADA est une organisation panafricaine qui vise à établir un cadre juridique uniforme régissant les activités commerciales dans ses Etats membres. L’espace OHADA regroupe seize pays d’Afrique Centrale, de l’Ouest et de l’Océan Indien.

Les Etats membres de l’OHADA se trouvent en moyenne à la 166ème position sur 183 économies mesurées dans le rapport global Doing Business 2012. Le Mali, qui se trouve à la 146ème place dans le classement général, est l’endroit où il est le plus facile de faire des affaires pour un entrepreneur au sein de l’espace OHADA, suivi par le Burkina Faso (150ème) et le Sénégal (154ème). Au cours des six dernières années, les seize Etats membres ont rendu plus facile la pratique des affaires pour les entreprises locales. Au sein de la région, le coût moyen pour créer une entreprise est ainsi passé de 338 % à 110 % du revenu moyen par habitant. Quant au délai moyen pour le transfert d’une propriété, il a baissé de 28 % au cours de la même période.

Aucune économie n’a surclassé les autres dans l’ensemble des domaines. Par ailleurs, pour certains des indicateurs mesurés, les économies de la région se comparent aux plus performantes dans le monde. Le Sénégal, par exemple, a réduit le délai nécessaire pour créer une entreprise à seulement cinq jours (soit autant que le Canada) grâce à son système de guichet unique. Après quatre années de réformes successives, l’obtention des permis de construire au Burkina Faso ne prend plus que 98 jours, soit trois mois de moins que la moyenne de l’Union européenne.

« Des Etats dont l’économie est compétitive ne peuvent ignorer ce que font leurs voisins », a déclaré Dorothé Sossa, le Secrétaire Permanent de l’OHADA. « La mise en commun, comme c’est le cas à l’OHADA, et le partage d’expériences de réformes constituent des opportunités pour améliorer davantage encore la compétitivité nationale et régionale. »

L’une des priorités de l’OHADA est d’établir un cadre juridique des affaires uniforme, moderne et efficace dans les économies de la région. La réforme du droit des sûretés de l’OHADA, intervenue en décembre 2010, a permis d’améliorer les conditions d’obtention des prêts dans les des seize Etats membres de l’organisation. La mise en œuvre de la réforme de l’Acte uniforme OHADA relatif au droit commercial général a également permis de simplifier la création d’entreprise dans huit Etats membres..

« Les réformes menées ont permis de lever certains des principaux obstacles à l’entreprenariat local et d’améliorer l’accès au crédit dans la région », a déclaré Pierre Guislain, Directeur du département Climat des Investissements du Groupe de la Banque Mondiale. « Ces réformes élargissent la gamme de biens pouvant être utilisés comme garantie pour un prêt, elles accélèrent la procédure de création d’entreprise et elles créent un régime simplifié pour les petits entrepreneurs », a ajouté M. Guislain.

Doing Business dans les Etats membres de l’OHADA 2012 a été rédigé au sein du Groupe de la Banque Mondiale, dans le cadre du Programme de réforme du droit des affaires de l’OHADA. Ce programme inclut l’appui aux Etats membres de l’OHADA et à son Secrétariat Permanent dans l’adoption de réformes et l’application de l’ensemble des lois communes.

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