jeudi 22 janvier 2015

Les Etats-Unis commencent à fermer les puits de pétrole


RFI Diffusion : jeudi 22 janvier 2015
Conséquence de la chute des cours du pétrole, les forages ralentissent aux Etats-Unis.
Les États-Unis commencent à fermer les puits de pétrole. La chute des cours du brut a été telle depuis juin dernier, qu'elle commence à entamer la rentabilité des gisements de pétrole et de gaz de schiste. Le premier investisseur étranger dans ce secteur aux États-Unis, le groupe minier australien BHP Billiton en tire les conséquences. Déjà peu chanceux avec les prix du minerai de fer, il vient d'annoncer qu'il diminuait la voilure dans les hydrocarbures de schiste américain : cette année, ses puits passeront de 26 à 16, une baisse de 40 %.
La tendance est générale dans les hydrocarbures de schiste qui nécessitent beaucoup de forages et donc beaucoup plus de capitaux que les gisements par exemple du Moyen-Orient. Rien que depuis le 5 décembre dernier, 209 puits auraient été fermés aux États-Unis, la plus forte baisse en six semaines depuis près de trente ans, selon Baker Hughes. Cette société de forage et ses deux grands concurrents Schlumberger et Halliburton sont d'ailleurs en difficulté ; désormais sous la pression des compagnies pétrolières pour baisser leurs tarifs, ils ont annoncé à eux trois 17 000 suppressions d'emplois.
Les fermetures de puits prévues dans l'année 2015 aux États-Unis n'auront pas pour autant de conséquences immédiates sur le volume de pétrole américain, il a atteint un record début janvier, à 9,190 millions de barils. Mais la production pourrait cesser d'augmenter voire diminuer dans la deuxième partie de l'année ou en 2016.
Après l'Amérique du Nord, les régions qui pourraient voir décliner leur production le plus vite devraient être l'Europe et la mer du Nord, le Mexique, l'Irak et la Russie, qui a des gisements anciens et manque désormais cruellement d'argent pour relancer la production. De même en Afrique, ce sont les gisements matures du Gabon et du Congo qui pourraient faire les frais des coupes du groupe français Total dans ses investissements. Lentement mais sûrement, c'était le pari de l'Arabie Saoudite, la baisse des prix va entamer la production pétrolière mondiale.

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